mardi 15 janvier 2013

« L’hellénisme, patrimoine immatériel de l’humanité » par Simone LE BARON - Lettre aux Nations Unies

« L’hellénisme, patrimoine immatériel de l’humanité » par Simone LE BARON - Lettre aux Nations Unies
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[Les Clubs "Penser la France" et Politique-actu soutiennent cette initiative de notre amie Simone LE BARON]
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Simone LE BARON
Le néophilellénisme anthropocentrique
Athènes-GRECE
à
 Mr. Le SECRETAIRE GENERAL
Organisation des Nations Unies (ONU)
405 East 42nd Street
New York, NY
 (212) 963-1234 

A la mémoire de l’insigne philosophe grec Cornelius Castoriadis, Κορνήλιος Καστοριάδης (1922-1997)

Monsieur le Secrétaire général,
Les 20 juin et 27 juillet 2012, je me suis adressée en français puis en grec à l’UNESCO par les courriers référencés ci-dessus, demandant l’inscription de l’hellénisme en péril au patrimoine immatériel de l’humanité dans le premier et dans le second, donnant l’alerte sur la menace d’une catastrophe humanitaire en Grèce (paupérisation galopante, suicides par milliers alors que la Grèce il y a encore un an enregistrait l’un des taux de suicides les plus bas au monde), sur l’état d’une société de citoyens abandonnée par ses politiques, livrée à elle-même en proie à une criminalité sans précédent, devant faire face toute seule à l’afflux de milliers d’immigrés passant illégalement la frontière séparant l’Europe de l’Asie, (il y a seulement dix ans la Grèce enregistrait également l’un des taux les plus bas de criminalité au monde) et, dénonçant enfin la montée du mishellénisme au sein de la communauté internationale, rappelant que le mishellénisme et l’antisémitisme constituent deux constantes de la civilisation depuis l’Antiquité, l’antisémitisme allemand ayant entrainé l’holocauste et l’abominable extermination de millions d’êtres humains, comme nous le savons. 

Depuis des milliers d’années coexistent deux modes vies, deux piliers de la vie de l’humanité : celui des peuples à présent dits « isolés » plaçant la nature au centre de l’univers, faisant corps avec elle ainsi que le faisaient les hommes avant l’apparition de la civilisation, organisant leur vie en fonction de l’écosystème (oikos, οίκος, et systima, σύστημα, c’est-à-dire, obéissant aux lois naturelles de leur lieu de vie ou « oikos » foyer, cellule familiale et plus largement groupe social). Il n’en reste plus guère qu’en Amazonie, en Inde et en Indonésie.

L’autre mode vie est le système hellénique anthropocentrique, écosystème plaçant l’homme au centre de l’univers, obéissant aux lois de l’homme (anthropos, άνθρωπος) tout en respectant la nature et visant à regrouper les hommes en communautés restreintes, de proximité, dans des villes (poli, πόλη).

L’origine de la langue grecque remonte au 17ème siècle avant notre ère sous la forme du linéaire B, langue de la civilisation mycénienne. Ainsi, depuis 37 siècles les hommes vivant sur ce petit territoire grand comme un sixième de la France ont pour véhicule commun de la pensée, la même langue ayant évolué au même rythme que l’homme dans ce qui allait devenir la politeia. La pensée hellénique a engendré les notions de politique, démocratie, économie, philosophie, psychologie, psychiatrie, physique, technique, esthétique, acoustique, théâtre, harmonie etc. Ainsi on peut dire aujourd’hui que l’hellénisme, à l’instar des peuples isolés, représente un message de continuité, de stabilité et donc de paix que ses héritiers se sont transmis de siècle en siècle. Par conséquent on peut en conclure que le mode de vie des peuples isolés et l’hellénisme anthropocentrique constituent les garde-fous de l’humanité, lui assurent l’équilibre nécessaire à sa survie.

Entre ces deux piliers de l’humanité s’est peu à peu développée la « masse » (consommation de masse, mass media etc.), c’est-à-dire des milliards d’êtres  déracinés de leur milieu naturel, passés de l’état d’Homme à celui de « personne » (se dit en grec « atomo », άτομο) : une masse atomique a donc remplacé l’humanité au 21ème siècle. Il ne s’agit pas d’utiliser l’étymologie grecque seulement quand on y trouve un quelconque intérêt, mais de l’utiliser pour toutes les situations, quelles qu’elles soient, ou alors que les nouvelles langues inventent leurs propres mots. Cette masse atomique est le fruit d’une lente fermentation commencée en Angleterre dès le XVIème siècle avec le mouvement des enclosures ayant engendré la désintégration sociale (« Vos moutons, que vous dites d'un naturel doux et d'un tempérament docile, dévorent pourtant les hommes », Thomas More, Utopia, 1516), et marquant selon moi la naissance du capitalisme. Cette « masse » a déjà acculé les peuples isolés aux « abysses » de la forêt notamment amazonienne, poumon de la planète, qui constitue leur dernier retranchement avant leur totale disparition. Concernant le système hellénique anthropocentrique, il n’est pas trop tard pour rétablir la vérité sur sa véritable signification, et l’importance capitale de son message universel, en espérant que nous puissions encore enrayer le mécanisme effréné de destruction massive de l’humanité.  

Tout d’abord il est urgent de procéder à certaines modifications, rectifications en commençant par l’annulation pure et simple de tous les programmes scolaires où l’on présente l’hellénisme comme l’histoire de la Grèce antique, d’une civilisation révolue, et le grec ancien comme une langue morte. Il s’agit là de la négation d’un peuple, de son histoire et de sa culture. Et pas n’importe quel peuple, il s’agit du peuple hellénique ayant généreusement prodigué aux hommes de la civilisation la lumière de son esprit éclairé, peuple de quelques millions d’âmes vivant encore aujourd’hui en Grèce et de par le monde, ne lâchant jamais le fil d’Ariane qui les a conduits du 17ème siècle avant notre ère jusqu’au 21ème siècle de notre ère. Ce sont les hommes qui font l’histoire et non l’histoire qui fait les hommes. Les Grecs d’aujourd’hui sont les héritiers de l’hellénisme, chargés de continuer l’œuvre de leurs ancêtres, il n’existe ni Grecs anciens ni Grecs modernes, seulement des Grecs, les seuls capables de perpétuer la mission de l’hellénisme qui est de ramener l’humanité sur la bonne voie à chaque fois qu’elle part à la dérive. J’estime que ce grave délit mérite une sanction à la hauteur de sa gravité.

Ensuite, il est urgent de dénoncer l’usage abusif de la part de la communauté internationale des mots d’économie, de démocratie et de politique, détournés de leur sens réel pour servir les intérêts de la « masse », l’économie et la démocratie représentant deux notions fondamentales de l’hellénisme. Selon Aristote l’économie nécessaire ou naturelle, est une condition indispensable à la survie de toute société. Nous connaissons la définition de « oikos », « nomos » signifie la loi. L’économie littéralement signifie donc « loi du foyer », c’est-à-dire les lois régissant la vie d’un groupe social sous forme d’échange de biens, à plus grande échelle l’économie devient le commerce. L’économie met sur un pied d’égalité les hommes d’une même communauté (poli) et le commerce les hommes de communautés différentes. La chrématistique ou finance « faire de l’argent avec de l’argent », dont Platon disait qu’elle était contre nature, n’a aucun rapport avec l’économie ou l’hellénisme. Si le mot de chrématistique est aussi ancien que celui d’économie, cela ne signifie pas pour autant qu’il appartient à l’hellénisme, de même que les tyrans dont les politiques grecs actuels sont les descendants directs, ne représentent pas le monde de l’hellénisme.

L’idée de la démocratie – qui nécessita plusieurs siècles de gestation – s’est justement imposée en réaction à la tyrannie, et se fonde sur quatre principes fondamentaux d’égalité : isopoliteia (ισοπολιτεία) ou égalité devant la politeia, isonomia (ισονομία) ou égalité devant la loi, isogonia (ισογωνία) ou égalité de naissance (les nobles n’existent pas), isigoria (ισηγορία) ou égalité de parole. Il n’existe qu’une sorte de démocratie, elle est directe, tous les autres qualificatifs comme représentative etc. ont été inventés par les politiques du système chrématistique/financier pour gouverner la masse. La démocratie est un système qui ne peut s’appliquer qu’à un petit groupe de citoyens, se pratique en assemblée, ecclesia, (εκκλησία) l’assemblée du demos, c’est-à-dire le dème que l’on peut apparenter vaguement à la commune, voici encore une aberration sémantique, le « demos » ne signifiant absolument pas « peuple ». Le mot peuple vient de « populus » en latin, et ne peut donc pas traduire une notion grecque, ceci est antinomique.

Le demos est la politeia, et ce n’est en aucun l’Etat la politeia. Il n’existe actuellement aucune démocratie dans le monde puisque les Etats sont confisqués par les « politiques » et que l’assemblée des citoyens n’a aucun droit à la parole. La politique vient du mot « politeia » où les citoyens (politès) pratiquent la démocratie, les politiques sont les citoyens. Tous ceux qui se prétendent « politiques » aujourd’hui sont des usurpateurs, ils n’ont aucune existence légale au regard de la politeia, qu’ils ont confisquée aux citoyens. La notion de Trésor public encore fait partie de l’hellénisme, elle vient du trésor de la ligue de Délos qui l’avait déplacé de Délos et entreposé au Parthénon pour commencer la guerre du Péloponnèse, le Parthénon devenant du même coup la première banque d’Etat de l’histoire de la civilisation. L’argent du Trésor public appartient à la politeia qui le redistribue aux citoyens directement, sans intermédiaires, c’est cela la démocratie. Aujourd’hui les usurpateurs de politique s’approprient l’argent de la politeia, et en  jettent  quelques miettes aux citoyens : ceci s’appelle tout simplement du vol.

L’ONU et ses diverses institutions tels l’UNESCO et les Droits de l’Homme furent fondé en 1945 au lendemain de la seconde guerre mondiale afin de maintenir la paix dans le monde, mais aussi de veiller au respect des peuples entre eux, d’assurer le minimum vital à chaque membre de la famille humaine, sans discrimination sur son origine ou son mode de vie. L’ONU a remplacé la SDN (Société des Nations) n’étant pas parvenue à empêcher la seconde guerre mondiale. A l’heure où j’écris, 1er janvier 2013, le monde civilisé compte  7 099 491 828  de personnes dont 1 milliard 300 000 « pauvres » (d’après l’Observatoire des Inégalités), chiffres ne prenant pas en compte les millions de retraités européens (comme moi) ayant à peine de quoi se nourrir, privilégiant en priorité le paiement du loyer afin d’au moins conserver un toit et les millions de personnes âgées isolées en perte d’autonomie, optant de plus en plus souvent pour le suicide après l’âge de 80 ans comme c’est le cas en France, quatrième puissance « économique » mondiale, (où selon l’INSERM en 2002, il y avait déjà un suicide toutes les 50 minutes).

En avril 2011, j’ai initié le néophilhellénisme face à la montée du mishellénisme estimant que ce n’est pas la Grèce qui est en crise mais bien l’hellénisme. Par la suite j’ai entrepris en grec un ouvrage du nom de « Anthropocentrisme néophilhellénique » dans lequel je forme un groupe de huit Grecs, chacun représentant un domaine fondamental de l’hellénisme anthropocentrique, ensemble nous visons à replacer l’humain au centre de la société en opposition à cette danse macabre que nous imposent les politiques au rythme des marchés, des impôts et du profit à tout prix. Ce groupe de huit est composé de la façon suivante :

Georges Contogeorgis, Professeur de Sciences politiques, chercheur, auteur d’une trentaine d’ouvrages en grec et en français, et notamment du « Cosmosystème hellénique anthropocentrique » qui remet en question toutes les valeurs fondamentales de nos sociétés en redonnant à l’Homme la place qui lui est naturellement impartie. Georges Kokkas, avocat, défenseur du juste droit de lege ferenda, inventeur du « Démoboulio des citoyens » donnant la parole aux citoyens que la Boulé ou Parlement s’est appropriée. Odysseas Hatzopoulos, propriétaire des éditions Kaktos qu’il fonda en 1975. Depuis 1991 il a entrepris une œuvre monumentale atteignant à présent les 700 tomes, l’édition de tous les auteurs grecs anciens traduits en langue démotique sous le simple nom « Les Grecs ». Elle reste à ce jour inégalée dans son domaine. Ioannis Avgoustatos, psychiatre, psychothérapeute, diplômé de La Sapienza à Rome.

Il organise sans relâche séminaires, conférences, dans toute la Grèce pour aider les Grecs à conserver leur équilibre et à ne pas sombrer dans la psychose générale. Il replace aussi l’homme au centre de la vie en société, l’homme avec une âme et un corps, faisant remarquer que le système qui régit les sociétés actuellement se débarrasse de l’âme pour ne considérer que le corps qui consomme à l’envi. Xanthi Ioannidou, artiste peintre, femme pudique de grand talent faisant honneur aux valeurs de l’hellénisme, originaire des montagnes du Péloponnèse, peint et dépeint l’âme hellénique du fond de son atelier à Plaka, au pied du Parthénon. Stávros Xarchákos, compositeur et Chef d’orchestre connu dans le monde entier. Directeur de l’orchestre philharmonique de New-York pendant une dizaine d’années, il a préféré rentrer en Grèce dans les années 1990 pour vivre auprès des siens et exercer son talent sur sa terre natale comme juste retour aux sources de l’hellénisme. Nicholas Georgantzas, Professeur de Systémique Dynamique à l’Université Fordham à New-York. Grec de la diaspora, il est dans cette science toute nouvelle considéré l’un des cinq meilleurs au monde. « Systémique » et « Dynamique » sont des mots grecs dont il possède toute la connaissance. Alexandre Stéphanopoulos, journaliste, chercheur, propriétaire de l’agence basée à New-York « Greek American News Agency » fait le lien entre les Grecs de la diaspora du monde entier depuis quinze ans, mettant en valeur les seules valeurs humaines de l’hellénisme et rappelant sans cesse aux Grecs qu’ils en sont les héritiers et continuateurs.

Et bien entendu, tous les citoyens du peuple grec sont à nos côtés. A partir de 2013, nous sommes bien décidés à tout mettre en œuvre afin d’en finir avec cette politique de destruction massive orchestrée par les politiques grecs aidés de leurs homologues européens. La Grèce a faim. La Grèce se meurt. Si nous ne réagissons pas, l’hellénisme et la civilisation occidentale s’éteindront rapidement. Ayant pour ma part vécu avec mon fils que j’ai élevé seule à partir de l’âge de trois ans la tragédie de la précarité extrême pendant plus de quinze ans, en tant que miraculée de ce système j’ai trouvé un cinquième principe d’égalité pour compléter les quatre premiers qu’avaient inventé les ancêtres grecs pour constituer ce qui allait devenir la démocratie : l’isodiabiosie, (ισοδιαβίωση) c’est-à-dire « égalité de subsistance ». Si la démocratie n’a jamais pu être appliquée c’est qu’elle ne concernait que l’existence morale de l’Homme or, le sempiternel problème qui se pose à tous les hommes est en priorité celui de la subsistance, donc de la survie. L’isodiabiosie est un minimum vital que la politeia doit à chaque citoyen dès l’âge de 18 ans qui doit lui assurer le gîte et le couvert, seuls besoins essentiels pour la survie de l’homme. Ce n’est pas obligatoire, chacun est libre de continuer avec le système actuel, mais c’est au moins l’assurance pour chaque citoyen vivant en démocratie qu’il pourra conserver sa dignité, sa vie durant. C’est aussi un moyen de réguler l’émigration puisque chaque pays dit démocratique sera obligé d’adopter ces cinq principes d’égalité, ou alors il devra changer de nom à son mode de gouvernement.

Actuellement, 167 pays dans le monde se réclament illégalement de démocratie. Ils sont répertoriés de la façon suivante : démocratie incomplète (25), démocratie imparfaite (53), démocratie hybride (37), régime autoritaire (52).  C’est absolument insensé ! On a volé les marbres du Parthénon ; Jacques Delpla, économiste et consultant au gouvernement Français, a déclaré le 2 juillet 2011 que l’Allemagne doit à la Grèce 575 billions d’euros résultant des obligations de la Seconde Guerre mondiale (Les Echos, Samedi, le 2 juillet, 2011), l’Allemagne refuse de payer sa dette, et maintenant on utilise illégalement le terme de démocratie complètement détourné de son sens, étant donné qu’il n’existe pas de démocratie incomplète, imparfaite, représentative ou indirecte mais la Démocratie qui se pratique d’une seule et unique façon, à partir de l’assemblée des citoyens. Mais jusqu’où ira-t-on ? Est-ce donc l’extermination du peuple hellénique le dessein machiavélique des puissants de ce monde ?

 Ce peuple malmené, torturé, pillé, affamé, passé d’occupation en dictature depuis des siècles, sachez Monsieur le Secrétaire général de l’ONU, que tel le Phénix il renait toujours de ses cendres. Nous sommes le premier jour de l’année 2013, et les Grecs avec moi comme seul porte-parole venu de l’étranger, la Bretagne au peuple meurtri et maltraité lui aussi plus souvent qu’à son tour, avons décidé de faire renaitre l’hellénisme.

Nous allons nous réapproprier ces biens que l’on nous vole en toute impunité, et continuer l’œuvre des ancêtres grecs, il n’existe pas d’anciens ou de nouveaux Grecs, simplement des Grecs fiers, valeureux et porteurs d’un message de paix universel.
Je vous présente, Monsieur le Secrétaire général, tous mes vœux de paix pour l’humanité qui souffre, ne doutant pas que c’est là votre seul et plus cher vœu.
Respectueusement
Simone Le Baron
Fondatrice du néophilhellénisme

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