lundi 7 septembre 2015

La RETIRADA : 500 000 espagnols réfugiés en France en 1939.

Manuel Colinas, fils de réfugié espagnol
En 1939, près de 500.000 Espagnols entrèrent en France et se réfugièrent dans des camps de fortune, phénomène connu sous le nom de la Retirada. Le père de Manuel Colinas fut l'un d'entre eux. M. Colinas fut mon professeur d'espagnol au lycée à Brest, jusqu'à la terminale. Aujourd'hui il coule une retraite heureuse en famille dans le Finistère sud.

Ayant des aptitudes pour cette langue que j'ai étudiée pendant cinq ans et que malgré le temps écoulé, 45 années, je n'ai pas oubliée, j'eus la chance de connaitre de plus près M. Colinas et sa famille, chose rare à cette époque où chacun restait à sa place. Il existait un respect de l'enseignant qui ne le rendait pas moins sympathique, mais nous permettait peut-être de mieux apprendre. On ne mélangeait pas les genres.

Dans la société chacun jouait son rôle.
J'ai repris contact avec M. Colinas vers 2008 en trouvant un article de lui sur la toile : c'était un marxiste qui ne se cachait pas sans pour autant faire de propagande au lycée. Il n'a jamais changé : une vie droite comme un i du début jusqu'à....
la fin que je lui souhaite la plus lointaine possible. Je ne suis pas marxiste, je ne suis rien du reste, rien qui soit représenté par ce clivage droite-gauche. Je suis athée comme lui, et anticapitaliste comme lui. Mais j'ai des amis chrétiens que j'admire pour leur bonté et leur humanité. Je suis amie avec tous ceux qui sont fidèles à leurs convictions, quelles qu'elles soient et si ces convictions en ont fait des Hommes honnêtes et justes. L'essentiel est de participer à une société juste et en paix, le bonheur étant quelque chose d'intime et d'individuel. Le poète juif J.L. Gordon (1830-1892) disait : "sois juif à la maison et homme au dehors".
Ces 500 000 Espagnols, en avez-vous entendu parler ? Jamais. Ils se sont insérés dans la société française, on devine leur origine juste par leur nom de famille et sa consonance. Et pourtant la guerre d'Espagne fut féroce. Ces 500 000 âmes durent quitter leur patrie probablement à pieds, la peur au ventre, tout laisser derrière eux, peut-être des personnes âgées ne pouvant pas se déplacer, sans savoir ce qu'il allait advenir de leurs vies, de leurs pauvres vies qui dans ces cas-là n'ont plus beaucoup d'importance. Ils furent "entreposés" dans des camps, entreposés car les réfugiés quelle que soit leur origine et ce qui les a fait fuir, sont encombrants, gênants, on les entrepose et puis on "voit"...
500 000 c'est un chiffre tout de même. Aujourd'hui, on parle de 100 000 migrants dans toute l'Europe. Et déjà ils ont mis à feu et à sang les îles grecques, je vis en Grèce et je suis témoin. Ils brandissent des panneaux : "WE WILL DESTROY THE ISLAND" "NOUS DETRUIRONS L'ILE"
Les habitants ne sortent plus de chez eux, les enfants ne vont plus à l'école, les installations portuaires ont été détruites, plus rien ne fonctionne. Des tonnes de détritus s'amoncellent au risque de provoquer des maladies contagieuses avec actuellement le mercure frisant les 40 degrés. 
Pourquoi ? Ils fuient la Syrie, l'Afghanistan, l’Érythrée, la Somalie pour trouver refuge en Europe comme les Espagnols en France en 1939, ils devraient être heureux d'échapper à la guerre, de voir s'ouvrir l'espoir d'une vie plus tranquille même s'ils doivent tout recommencer. Il n'en est rien ! Ils sont arrivés avec un esprit de revanche comme si leurs ennemis c'était nous. Ils nous haïssent. On ne sait pas pourquoi.

Alors voici une nouvelle fois le chaos. Un chaos mondial qui ne dit pas son nom et que la junte des Occidentaux ne veut surtout pas nommer. Je ne me lancerai pas dans des analyses de quatre sous, je ne sais rien, je ne suis pas assez machiavélique pour me mettre dans la tête de ces psychopathes qui détiennent le droit de vie et de mort sur toute l'humanité. Je dis simplement que ces gens-là, ceux qui provoquent sempiternellement des conflits en tout genre et mettent à genoux une population de sept milliards d'êtres humains devraient être fusillés incontinent, sans jugement, comme le firent les révolutionnaires d'octobre 1917 en Russie.

On n'en veut plus des oligarques, des tyrans comme dans la Grèce antique, des puissants, des milliardaires, des banquiers, des marchands d'armes, des politicards corrompus, dépravés. On veut juste vivre en paix, entre nous, dans notre quartier, en famille et passer sur cette terre le moment qui nous est imparti, du mieux possible. Il n'y a qu'une vie, et c'est celle-ci.

Simone Le Baron
Athènes. 07 septembre 2015

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